FABLIAUX DU PAYS FRANCIEN
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PORCINET ET LES TAXÉS
de la fiscalité

e conseil des bataves un jour se réunit
Pour décider comment, mieux taxer leurs soumis.
«Macaque a des dindons qu’il plume à volonté ;

Guenon a des moutons qui se laissent raser ;
Chimpanzé a des vaches qu’il peut traire à loisir ;
Gorille a des citrons qu’il presse sans férir.
Y aurait-il moyen de pouvoir d’un seul coup
Tondre, traire et plumer, raser et tonsurer? »
On alla questionner le plus grand des hiboux,
Savant en toutes choses. L’oiseau de consulter
Le thesaurus d’or où tout est relaté,
Mêlant l'écologie aux délires socialauds.

En quelques jours à peine, hibou avait trouvé
Pour faire d'un gaulois, un dhimmi hollandau.
Manipulant de là, de ci, tripatouillant,
Enfumant, promettant, abusant, calomniant
Le couillon apparut, produit par la magie
Dans l'art de tout promettre, pour mieux pouvoir taxer.
"Mais c'est notre électeur, que l'on peut détrousser
Que l'on peut rançonner au nom de la patrie"
S’amusa Porcinet. « Il faut tout lui piquer."
Mais quand il n'eut plus rien, les impôts se tarirent,
Les caisses se vidèrent, les promesses fleurirent,
Porcinet répandait l'argent qu'il n'avait pas,
Pour acheter des voix. La dette s'envola.
L'Etat fit banqueroute, la France était ruinée.
L'escroc de l'Elysée essaya d'expliquer,

Le plaisir quil y avait à se faire cocufier
Les abrutis bêlèrent, les merdeux dégoisèrent,
Les cerveaux émigrèrent, les cafards immigrèrent.
Porcinet expliqua que tout allait très bien,
Puisqu'il pouvait encore augmenter les impôts
S'en mettre plein les poches et baiser sa putain.
Franciens se regardèrent comme font les idiots,
Qui soudain s'aperçoivent qu'ils se sont fait enfler.
Ils leur restaient les fourches, ils leur restaient les faux
Les fusils, les grenades. A vous de deviner
Ce qui put arriver... Quant à Bouffi Premier,
Il fût trouvé comment exercer ses mérites:
D'un clandé, rue du Cirque, il lavait les latrines.

Trop d'impôts, tue l'impôt.
Montesquieu



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