FABLIAUX DU PAYS FRANCIEN
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LA NOUVELLE ARCHE DE NOÉ
du mariage homosexuel

a pluie tombait, tombait … le tonnerre grondait,
Les éclairs crépitaient, les fleuves débordaient,
Partout les eaux montaient … Dans son chantier naval,
Le vieux Noé songeait « Tout ça n’est pas normal,
C’est un nouveau déluge ! Il me faut à nouveau
Reconstruire une barque pour sauver du chaos
Les quelques créatures qui m’accompagneront,
Pour rebâtir ensemble un nouveau paradis. »
Sitôt dit, sitôt fait, au travail il se mit,
Faisant chanter les scies, vissant des tire-fonds.
Avant que sur sa tête, ne tombent les nuées
L’arche des temps anciens était ressuscitée.
Vint alors le moment, d’embarquer les élus,
Qui survivraient aux colères de la nature.
Se bousculant, mêlant la plume à la fourrure
Tous étaient là. Loup et mouton, zèbre et tortue
Une chèvre et son bouc, bélier et sa brebis,
Une poule et son coq, cheval et sa jument,
Une hase et son lièvre, une paonne et son paon,
Ces couples d’animaux furent tous accueillis
Par la bénédiction de Noé, enchanté,
De pouvoir secourir tous ces êtres vivants.
Alors se présenta un couple dans le vent
De ces nouveaux humains que l’on nomme pacsés
« Mais ce sont des familles que je dois accueillir ! »
« Mon dieu qu’il est ringard ! Il te faudrait sortir
Pour vivre à ton époque. Apprends que maintenant
Tout se fait par derrière et plus rien par devant. »
« Mais comment ferez vous pour avoir des enfants ? »
Tenta Noé « Qu’il est plaisant, ce vieux bouffon !
Nous voulons pleinement vivre nos appétences
Assouvir nos pulsions, lutiner des gitons !
Après nous le déluge, le reste on s’en balance ! »
« Pourquoi voulez vous profiter
Des bienfaits de la société
Sans conforter ses fondements,
Que sont les couples et leurs enfants,
Sans avoir de progéniture
Pour en assurer le futur ? »
Noé leva son ancre et laissa les humains.
Se faire ensevelir par le raz de marée

Vice n’existe plus, quand vertu n’est plus rien
Marc Aurele


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