NOUVELLES FABLES DU PAYS FRANCIEN
Accueil
Liste des fables
Liste des thêmes
Liste des dictons
Index des moralistes cités
Messagerie et Livre d'or

CLOWN-STORY
de la farce parlementaire

es serins barbotaient au milieu de la mare...
Spectacle était plaisant, si bien qu'un échotier
Complaisamment pensa à le faire apprécier
Par les regards rossards de voyeurs papelards.
Tout autour de l'étang, on installa des yeux,
Relatant sur-le-champ les jeux des nouveaux dieux.
Ils ne dissertaient pas, ne philosophaient pas,
Ils ne promettaient rien, ne se parjuraient pas.
Leurs divertissements semblaient plutôt bébètes
Ils n'étaient pas méchants et paraissaient honnêtes.
Furieux de constater qu'au miroir de Psyché,
Ce groupe d'oisillons aux propos puérils,
Avaient plus d'importance que le verbe facile
Des perroquets phraseux, membres des assemblées,


Monseigneur le Babouin, décida d'innover
En venant resservir la même couillonnade.
On équipa la Chambre de caméras cachées.
Des micros baladeurs, soigneusement placés
Devraient saisir le mot, le trait ou la boutade
Qui ferait d'un instant, un moment de l'Histoire.
Certains, pour faire vrai, se mirent des nez rouges


Qui les faisaient briller, comme des gyrophares.
Alors pendant des heures, les enculeurs de mouche,
Les chantres du néant se mirent à parler,
A jaser, à jacter, à phraser, à baver,
Pérorer, discourir, dégoiser, radoter,
Tout en prenant bien soin de se remplir les poches
En nous faisant le coup de la mouche du coche.
Hélas, trois fois hélas, ils avaient oublié
Qu'au soir de chaque jour, l'un d'eux était viré,
Si bien qu'un beau matin, le beau pays francien
Se trouva délivré de tous ces turlupins.

La terre est ronde, mais il y a des cons dans tous les coins
Max le menteur


fable précédente

        


fable suivante