LES NOUVELLES FABLES DU PAYS FRANCIEN
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LES ABEILLES ET LES FRELONS
de l'illettrisme et de la démocratie socialaude

l y a bien longtemps, au sortir de l’école,
Abeilles savaient lire, écrire et puis compter.
Elles savaient les arts, les sciences agricoles
Connaissaient la tekhnê et savaient disserter,
Faisaient des juges droits, des maires vertueux,
Des commerçants habiles et fort industrieux.
Reconnaissant sans peine le bon grain de l’ivraie
Elles votaient trop bien; la ruche était en paix.
Les frelons, ces jaloux, que l’on sait paresseux,
Ne faisaient jamais rien, mais voulaient toujours plus.
« Si princes de la ruche nous voulons devenir
Il faut que Dame Abeille cogite en crétinus;
Car plus sotte sera, plus accroira nos dires;
Plus accroîra nos dires, plus mouches gobera;
Quand mouches gobera, elle nous élira ! »

Aux cris d’égalité, conjurations s’ourdirent :
On dut apprendre ensemble de la même façon ;
L'élite et les nigauds en un tout fusionnèrent.
Les hiboux, ces bons maîtres, quittèrent les écoles
Où venaient les abeilles. On y mit des lucioles,
Qui ne peuvent briller qu’au milieu des ténèbres.
Très bons devinrent bons, moyens furent médiocres,
Médiocres furent nuls et nuls restèrent cruches ;
Après quelques réformes et quelques cabrioles
Habitants de la ruche pensaient comme des bûches.
Ils ne savaient plus lire, ne savaient plus compter
Ne savaient plus écrire, regardaient la télé,
Où l’on chante sans cesse la messe des couillons.

Arriva le grand jour, celui des élections.
Qui en démocratie, permet aux plus couillons
Quand ils sont plus nombreux, d’élire les faisandés.
Les frelons furent élus, et se mirent à voler,
A puiser dans la caisse, se goinfrant sans compter
Du miel des ouvrières, laissant les prolétaires
Crever de l’entôlage du monde égalitaire,
Chanté par les escrocs et leurs copains ministres,
De la secte nouvelle des socialo-fascistes.

"Election, piège à cons"
Jean Baptiste Botul


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